Alors que la saison de la taille bat son plein, des viticulteurs venus de tout le département ont participé à la réunion organisée par la Cave coopérative de Quarante et le député de l’Ouest Hérault Philippe Huppé, autour du sujet du glyphosate. Ce célèbre désherbant dont les effets sur l’environnement et la santé sont toujours en débat, a en effet suscité de nombreuses polémiques se traduisant par la décision du Président de la République de l’interdire dans un horizon de 3 ans, au moment où la Commission européen prolongeait son autorisation pour 5 nouvelles années.

 

À l’invitation de la cave, Philippe Huppé, membre à l’Assemblée nationale de la mission «de suivi de la stratégie de sortie du glyphosate », venait en effet débattre, aux côtés de Jérome Despey, Président de la chambre d’agriculture de l’Hérault, Guilhem Vigroux, Président de la FDSEA, Camille Berton, Présidente des Jeunes agriculteurs de l’Hérault, François-Régis Boussagol, Président des Vignerons Indépendants du département et Didier Boyer, Vice-Président de Coop de France Occitanie.

« L’agriculteur ne s’y retrouve plus ». C’est par ce constat que François Garcia, Président de la cave coopérative a introduit les débats, mettant immédiatement en avant la nécessité de penser la question du glyphosate, dans un ensemble de difficultés que le monde agricole a à vivre. 

«93 % des Français considèrent que les pesticides ont un impact sur la santé » a contextualisé Philippe Huppé, exprimant les inquiétudes des consommateurs et la volonté du Gouvernement d’y répondre en fixant l’objectif de sortie du glyphosate dans 3 ans, en ne laissant aucun agriculteur sur le bord de la route. « Personne ne reprendra le rabassier, il faut trouver une substitution, mécanique ou chimique, et pas la même molécule avec un nouveau nom » a prévenu le député de l’Hérault, très engagé sur les sujets viticoles. « Les agriculteurs sont tous d’accord pour sortir du glyphosate, mais le problème reste dans le coût car il faut trouver un remplaçant aussi peu cher que le glyphosate », a précisé Philippe Huppé, mettant en avant le travail déjà engagé, notamment par l’INRA auquel le Président a fixé comme objectif prioritaire l’identification et le développement de solutions de substitution. Le glyphosate constitue en effet un désherbant d’une efficacité redoutable et d’un coût incomparable.

Le risque de distorsion de concurrence vis-à-vis de nos voisins européens et la préservation de la compétitivité de la viticulture française, second secteur économique exportateur en France, sont des données en effet essentielle dans ce débat. C’est ce qu’a rappelé Jérome Despey, l’un des représentants majeurs de la viticulture en France remerciant Philippe Huppé pour son action, notamment son amendement visant à préserver l’emploi saisonnier, voté à l’Assemblée nationale contre l’avis du Gouvernement.

De nombreux viticulteurs et élus ont ensuite pris la parole exprimant la grande inquiétude à l’aube de cette interdiction et plus généralement le désarroi du monde agricole face à la stigmatisation et aux accusations auxquels ils ont à faire face. 

Répondant aux nombreuses interrogations des participants que le député s’est engagé à poursuivre C’est donc en s’engageant à suivre les évolutions de la recherche et en constatant la nécessité première de défendre le monde viticole et le monde rural que le député a clôt cette rencontre.