Pour la troisième fois en l’espace de quelques jours, la façade du domicile du député de l’Hérault Philippe Huppé a été dégradée par des individus opérant de nuit.

 

Dans la nuit du 27 au 28 décembre 2018, des messages insultants, ainsi que des menaces explicites, ont été inscrits sur la façade. Ainsi pouvaient être lus :  “FDP”, “Mort à LAREM”, “Traître”, “Collabo”, “Dehors voleurs”.

Ces inscriptions s’ajoutent à la précédente dégradation qui a eu lieu à la veille de Noël, le 23 décembre dernier. De même, le portail du député avait été tagué le 11 décembre dernier avec des messages ad hominem à caractère particulièrement déplacé et insultant.

Il va de soi que le député Philippe Huppé condamne fermement ces actes “lâches” et “haineux qui n’ont aucune place dans une démocratie saine.

Ces actes sont d’autant plus condamnables que le député Huppé, et ce depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes, a constamment œuvré pour faciliter le dialogue avec les gilets jaunes de l’Ouest Hérault. Ainsi, à nombreuses reprises, Philippe Huppé est allé à la rencontre des mouvements de Gilets Jaunes : à Saint-Pons-de-Thomières, Clermont-l'Hérault, Colombiers, Béziers ou encore Paulhan.

Ces rencontres lui ont permis d’avoir des échanges sereins et constructifs avec des citoyens pacifiques et dont les difficultés et la souffrance sont réels. Être à leur écoute, et éventuellement porter à l’Assemblée Nationale certaines de leurs revendications, continuera d’irriguer les prochains mois de son action de député, notamment dans le cadre de la grande concertation nationale qui débutera en janvier.

En effet, loin de l’intimider, ces actes n’empêcheront pas le député Huppé de participer et de faire participer les citoyens de sa circonscription à la concertation nationale. Au contraire, il continuera à entendre, à sa permanence parlementaire ou lors des réunions publiques qu’il organise régulièrement, tous les citoyens qui le souhaiteront.

En revanche, nos valeurs républicaines ne peuvent ni ne doivent céder face à toutes les formes de violence, y compris par les mots. La radicalisation d’une minorité de Gilets Jaunes, ou l’infiltration au sein de ce mouvement citoyen d’individus d’extrême droite ou d’extrême gauche, générée par le climat propre au Biterrois, dévoie leurs revendications et empêche la mise en place d’un débat d’idées qui respecte la dignité de chacun, que ce soit le citoyen ou le député et sa famille.

Il est vrai que la démocratie, définie par Amartya Sen comme “le gouvernement de la discussion” exige le courage d’assumer sa parole en plein jour : ces actes de lâcheté font honte à leurs auteurs.